• Vala, je suis arrivée au bout des trois bouquins que vous vîtes pendant moult semaines dans mon coin bibliothèque.

    Il est donc temps que j'aille zoner du côté de la BPU pour me contituer une nouvelle PAL (ouaaah! que d'abréviations savantes!) et que je vous fasse un petit compte rendu.

    André Malraux - La condition humaine
     *****
    Ce n'est pas une oeuvre célèbre pour rien, je confirme!
    Le récit est admirablement bien conduit, les différents personnages sont extrêment vivants de part leur manière de parler qui varie pour chauqe personnage et que Malraux sait tenir jusqu'au bout. L'atmosphère des lieux est très bien évoquée, sa plume nous emporte dans les rues sombres, mouillées et glauques de Shanghai, les arrières-boutiques aux murs humides, éclairés par la lumière blafarde d'une ampoule nue.
    Et l'action est racontée par les mots simples et neutres, sans artifices mais sans pudeur non plus. Les mots qu'il faut.
    Un chef-d'oeuvre dont le message n'est pas toujours évident à digérer, mais qui donne à réfléchir.

     

    Robert Merle - La Mort est mon métier
     *****
    Je n'ai pas été déçue par ce roman de Robert Merle, un auteur que j'apprécie beaucoup.
    Robert Merle ne mâche pas ses mots. Il dépeint la vie de ce SS nazi en partant de son enfance, dans un effort qui semble vouloir justifier ou du moins pardonner un peu les atrocités commises. Aucune critique du point de vue littéraire, mais une  critique quant à cet essai de réveiller la pitié du lecteur pour ce nazi. Peronnellement, sans être un monstre qui condamne froidement, je ne suis pas tout à fait d'accord d'attribuer plus ou moins toutes les atrocités de Rudolf Lang (alias Hoess) à son enfance et à l'éducation très stricte de son père. Je ne crois pas que cela puisse tout justifier. Et je crois encore moins que ses actes soient justifiables et explicables.
    Enfin, je vous invite à le lire, ça vous fera pas de mal, et puis comme ça vous pourrez débattre dessus avec moi!

     

    Helga Schneider - L'incendie de Berlin
     *****
    La guerre vécue à Berlin, vue et racontée par une petite fille abandonnée par sa mère et rejetée par sa marâtre. Un récit autobiographique bouleversant. Celui d'une guerre meutrière, d'une enfance volée, d'une solitude, d'un père au front, d'une mère partie dans la SS et d'une marâtre cruelle. Une enfance passée dans une cave, entassée avec les autres locataires de l'immeuble, sous les tirs ennemis, ponctuées des hurlement des sirènes et des petites manies de chacun. La tristesse et la muette incompréhension de ce que cette guerre des adultes brise la vie innocente des enfants.
    Des trois livres, celui-ci est le plus difficile à lire, l'horreur de la situation tord le ventre.
    Mais en lisant ce récit, on prend conscience de la chance que nous avons de manger à notre faim, de pouvoir sortir, de voir des abres et de cueillir des pâquerettes.


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