All my troubles seemed so far away ('fin d'un certain point de vue, oui: hier j'avais une crève bien costaude, ce matin, il semblerait qu'elle soit allée voir ailleurs si j'y étais pas, des fois)

Or donc, hier, en vrac, c'était:
Le record de quantité de thé ingurgité en une heure: 3 thermos de 5dL soit 1,5L en 60 minutes ( si si, je vous assure! J'ai recalculé 3 fois et j'ai même demandé à mon papa comptable de vérifier)
2 heures exaltées, papillonantes de Chopin (surtout en fait l'écoute de la version de Nicolaaaaaaaaaaï )
L'utilisation de ce don si féminin qu'est la faculté de pouvoir mener de front plusieurs choses, dans mon cas: écrire une longue lettre à mon correspondant russe en anglais, me chamailler sur msn (oui, j'avoue, je me suis pervertie convertie à cette chose. C'est mal, je sais. m'enfin quoi, j'assume entièrement!!) avec une fille qui ose traiter mon étude de "machin pas trop dans mon style" (Machin toi-même, nan mais oh!!) pendant que Monsieur S. tentait de calmer la petite Poire outrée, scandalisée, catastrophée devant cette terrible offense. A côté de cela, je réparais encore mon lecteur mini-disc pour le rendre compatible avec le casque trop bien de ma môman qu'elle utilise genre une fois tout les tremblement de terre (et encore...) tout en buvant du thé, mangeant une orange, écoutant la 4ème de Brahms (ohhhhhhh!...) et en classant mon fichiers audio. Ha! Qui dit mieux??!
Des sourires en regardant "Le Coeur des hommes" et des secouanges de neurones en essayant de retrouver le film dans lequel joue l'acteur incarnant Antoine, le mari cocu
Les oreilles bouchées après être descendue à la cuisine me refaire un thermos... Différence d'altitude entre le 1er et le rez?! O_o
La lecture d'une cinquantaine de pages de mon Malraux, lovée sur ma "chaise longue" derrière la fenêtre ensoleillée-vue-sur-le-lac-et-les-Alpes.
Le I mvt de la 1ère sonate pour cello et piano de Brahmsoune dans le casque, sous la couette, dans le noir et le silence nocturne, avec les larmes qui coulent, parce que c'est juste trop magnifique, parce que je sais confusément que la musique ne me veut pas, parce que je me sens si vivante que cette plénitude me fait mal, parce que j'en sais trop rien... Et je m'en fiche; en cet instant, il n'y a que les chants du piano et du cello qui se croisent, s'étreignent, se séparent et se retrouvent pour s'enlacer encore.
